Ciel étoilé

Posté par Pierre Vaissiere le 22 septembre 2012

23h50, il fait nuit, il fait beau, mais on ne le dirait pas.
En fait on ne voit rien ou si peu, le ciel s’est voilé. Un deuil.
Demain, consolé, lorsqu’il l’aura quitté
pourquoi pas,
qu’il aura déchiré les dernières nues,
peut-être ne le verrons-nous pas davantage.
L’illusion, en somme.
Des étoiles, subsistent celles blotties au fond du cœur.

 

Publié dans Zestes d'ecrits | Pas de Commentaire »

Se consumer

Posté par Pierre Vaissiere le 13 novembre 2010

Virés les oripeaux de chair
Glissé sur les ailes du vent
Fondu dans les brumes lévrières
Coulées les laves de larmes
Larvés les embruns de roc
Brûlés les drapeaux d’étoiles
Et ceux noir blanc rouge jaune vert bleu pipi de chat et caca d’oie
Avec lesquels, avec délectation il se torchera avant de se consumer.

Publié dans Zestes d'ecrits | Pas de Commentaire »

Migration

Posté par Pierre Vaissiere le 31 août 2010

Aller briser la poubelle du temps
heurter nos tempes contre nos coeurs
écarter la froidure qui encercle nos tombes
nous ensevelir de nuages de soleil
forcer les barrages de toutes les torpeurs
embrasser les planètes qui embrasent nos yeux 
ils n’auront plus à se dresser au ciel
pour y lire la trace d’un vague souvenir
sexes de fer perceurs d’immensités
à venir ensemencer
cet astre de terre
qu’il nous a bien fallu habiter

Publié dans Zestes d'ecrits | Pas de Commentaire »

La victoire des insectes

Posté par Pierre Vaissiere le 31 août 2010

Et, levant la tête, tu vois au-dessus de toi, qui te domine, la rivière. Sans lit.
Ses eaux s’écoulent  dans les nues qui l’enserrent, éclatent en gerbes de mercure, ravinent les nuages, gravent leurs sillons de feu dans les faces ravagées des hommes sans ailes.

Les femmes s’en sont allées, vomissant leur dernière haine aux armures des fous. Les enfants n’ont pu suivre, atterrés de savoir que toute connaissance allait être bannie ; se sont précipités en une concentration ultime, l’un vers l’autre, préférant imploser que de voir leur avenir énucléé.

Toutes les bouches criaient :
Mort, mort, mort à vous et à nous, mort à ce qui est, mort à vous, dûssions nous mourrir aussi !

Maintenant le silence se faisait, drapant les voix orgueilleuses dans le tule fossile des fumées vénéneuses. Les cris d’oiseaux s’envolaient dire ailleurs ce qui ne pouvait plus se dire ici.
On avait oublié jusqu’à l’idée de mot. Seuls les poètes avaient vu, qui en étaient morts, de cette indifférence qui les fait mourir.

Les paumes se noircissent, les visages se craquèlent, le sol gémit ; l’innocence n’est plus de mise.
C’est la victoire des insectes

Publié dans Zestes d'ecrits | Pas de Commentaire »

12
 

célia dojan |
marietheresedarcquetassin |
Le blog de Lyllie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | meslectures14
| je m'en vais vers l'arbre v...
| Ecrits d'OBI