Rien qu’un souffle de rien

Posté par Pierre Vaissiere le 2 novembre 2015

C’était quoi son nom, c’était quoi son prénom
c’était quoi son âge
c’était quoi ses nuages, c’était quoi ses orages
c’était quoi ses peut-êtr’ c’était quoi ses demains
oubliée la mémoir’ perdus les souvenirs
c’était où tu t’rappelles ?

J’en sais rien, d’mandes au chien
au facteur à Firmin
l’bistroquet du quartier
çui qu’a cloué la Lun’ sur sa porte d’entrée
qui vendait pour trois sous de d’sous son zinc en rade
du gros rouge aux rouquins
du p’tit blanc qui rend saoul
d’ la bibin’ d’occasion à faire pleurer les anges

ses yeux bleu délavé trop d’lessive à la cendre
trop de sel aux racines et de sables mouvants
c’était quoi ses alarmes

c’était quoi ses tourments c’était quoi ses mirages
c’était quoi son âme
c’était quoi son visage et ses lèvres scellées
la cire du secret au soleil ne fond pas
c’était quoi l’heur’ de plomb c’était quoi le tocsin
mains jointes en prière
c’était quoi

Si ça se trouv’ c’était rien
rien qu’un souffle de rien
rien qu’un rêve de rien
aile de coqu’licot pétal’ de papillon
d’un miroir la buée souffle d’un disparu
fragile si fragile

la lame je l’ai vue plus fourbe que le temps
plus courbe que l’espac’ plus vive que l’instant
je suis la vérité a-t-elle dit en sifflant
chuiiiiiiiit

 

 

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