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C’est de cela que s’est teint notre regard

Posté par Pierre Vaissiere le 29 septembre 2012

De bruine, de nuées
de temps qui prend tout son temps
pour nous balader,
nous embobine
De lueurs, de rais qui  labourent les rétines
de fraîche douceur d’après l’orage
d’après le foehn
De cimes écarlates
de soleil qui se languit
de son coucher
loin, là-bas, outre-mer
Du bruit des roues sur l’asphalte
des minutes qui font écran
et séparent des embrassades
du péage, tout se paie
même s’il ne s’agit que d’aimer
De roches éclaboussées
la lumière est divine
des dieux qui se réjouissent
de leur magistral coup de patte
quels artistes
C’est de cela que s’est teint notre regard

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Ciel étoilé

Posté par Pierre Vaissiere le 22 septembre 2012

23h50, il fait nuit, il fait beau, mais on ne le dirait pas.
En fait on ne voit rien ou si peu, le ciel s’est voilé. Un deuil.
Demain, consolé, lorsqu’il l’aura quitté
pourquoi pas,
qu’il aura déchiré les dernières nues,
peut-être ne le verrons-nous pas davantage.
L’illusion, en somme.
Des étoiles, subsistent celles blotties au fond du cœur.

 

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Château de sable

Posté par Pierre Vaissiere le 9 septembre 2012

En bord de mer l’océan, du vent, pas toujours, souvent
que concoctent les arbres, pins et chêne,
ceux dont on fait les bouchons pour ne pas entendre
les sottises que raconte le vent
ceux dont on tire les six, sept ou huit planches
ça dépend des moyens
qui ne serviront pas si on est en haute mer

Grève. Où, fatigué, on pourrait se reposer
s’il n’y avait pas le mugissement des veaux
pas ceux sous la mère qui n’a plus de lait
monte le son, chérie
ni le cri des rampants, sales gosses qui se chamaillent
pour un château de sable sans princesse
ni douves pour y noyer le cafard
et celui des grouillants, sales mômes
qui chialent pour un oui pour un non
comme si c’était si important de n’avoir plus
ni père ni mère ni chien, sale bête.

L’océan. Où noyer le chagrin des petits mousses
qui se font rouler nique et bernique
dans les lames coupantes, avec le givre, c’est terrible
dans la farine
grumeau de chair tendre
le tonneau c’est jamais fini, à cause
de la grande fringale des brigands
La révolte, moussaillon, ça existe

La mer qui n’est plus l’océan
lorsqu’elle se fait station balnéaire banale
c’est le four en été avec les marcels qui montrent
à quel point le soleil a dardé la peau des veaux
et des grosses truies de plus en plus roses
les jeux de ballons, le seau, la pelle, encore un château
fort, celui-ci, pour qu’aucune lame ne le vienne abattre
à coups des assauts redoublés
de chevaliers démis de leur fonction
surveiller la princesse, c’était pas si compliqué
crois-y petit croisé sans bateau
qui rêve à de lointaines croisières
là-bas, c’est comme ça qu’il l’appelle
ce pays outremer où il n’ira jamais

 

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